
Au terme d’un atelier, de quatre jours, organisé à Kwame Nkrumah University of Science and Technology (KNUST), à Kumasi, au Ghana, les représentants d’universités ouest-africaines ont renouvelé leur engagement à mieux préparer les diplômés aux défis d’un climat en mutation.
À l’ouverture des travaux, la rectrice de la KNUST, la Professeure Rita Akosua Dickson, a souligné la vulnérabilité particulière du continent face au changement climatique : « La forte dépendance de l’Afrique à l’égard des ressources naturelles limite sa capacité d’adaptation. Ce curriculum arrive donc à point nommé. Je suis convaincue qu’il contribuera à faire évoluer la situation. »
Organisé par WASCAL en partenariat avec le Regional Universities Forum for Capacity Building in Agriculture (RUFORUM), avec l’appui du programme AICCRA (Accelerating Impacts of CGIAR Climate Research for Africa), l’atelier a réuni des doyens, des enseignants et des agents de vulgarisation venus du Ghana, du Nigeria, du Togo, du Burkina Faso, de la Gambie et de la Côte d’Ivoire. Pendant quatre jours, les participants ont examiné en profondeur quatre modules thématiques consacrés à l’agriculture intelligente face au climat et aux services d’information climatique, en testant les contenus et en formulant des retours critiques afin de s’assurer de leur adéquation avec les réalités locales.
S’exprimant également à cette occasion, le Dr Alcade Segnon, scientifique principal à l’Alliance of Biodiversity International and CIAT, a déclaré : ‘’Saisissons cette opportunité pour façonner les curricula et les contenus de cours, partager les bonnes pratiques et élaborer des feuilles de route concrètes en vue de leur déploiement dans nos pays et à l’échelle du continent. Votre expertise et votre engagement sont les véritables moteurs du changement et, ensemble, nous pouvons faire émerger une nouvelle génération de professionnels capables d’accompagner la transformation durable de l’agriculture en Afrique de l’Ouest et au-delà. »
Revenant sur les avancées enregistrées depuis la première rencontre organisée à Kumasi en 2023, le Directeur exécutif de WASCAL, le Professeur Emmanuel Ramdé, a salué la dynamique de collaboration qui sous-tend le projet. « À notre retour dans nos institutions respectives, j’invite chacun d’entre nous à devenir un véritable acteur du changement. Mettons à profit les acquis de cet atelier pour qu’ils se reflètent dans les curricula, dans les salles de classe, dans la recherche et, à terme, dans des communautés agricoles plus résilientes à l’échelle de notre région. » A-t-il dit.
Les contributions des participants serviront à l’élaboration d’un rapport complet, retraçant l’analyse des lacunes, le processus de test, les principaux enseignements tirés ainsi que les recommandations pour étendre la diffusion des supports au-delà du réseau AICCRA. Les participants ont en outre été encouragés à intégrer ces modules dans leurs enseignements, à accompagner les étudiants dans la recherche de réponses concrètes aux défis climatiques et à approfondir les dynamiques de collaboration avec leurs collègues de la région.
Les participants ont ainsi affiné le curriculum, consigné les différentes étapes du processus depuis l’analyse des lacunes jusqu’aux tests sur le terrain et préparé un rapport de référence pour guider le développement futur des cours. Les supports révisés seront accessibles sur la plateforme en ligne de RUFORUM, afin que les universités d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale puissent se les approprier et les adapter à leurs réalités. À travers cet engagement renouvelé, l’enseignement supérieur ouest-africain entend désormais transformer les acquis de la recherche climatique en réponses concrètes, en formant une nouvelle génération de leaders et de praticiens au service d’une agriculture plus résiliente et durable.





