WASCAL : Une conférence scientifique régionale pour mieux cerner le phénomène des changements climatiques

Le centre ouest africain de recherche et de services pour l’utilisation adaptée des terres (WASCAL) en collaboration avec le ministère fédéral Allemand de l’éducation et de la recherche (BMBF), organise une conférence scientifique régionale. La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce jeudi 8 septembre 2016 à Ouagadougou. Objectif : partager les principales réalisations et les défis du plan de recherche de WASCAL.

Les changements climatiques sont de nos jours une évidence. Et selon le dernier rapport du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, nous assistons de plus en plus à un réchauffement de la planète. L’augmentation de la température a de nombreuses conséquences dans notre sous-région. C’est dans ce cadre que WASCAL en collaboration avec le ministère fédéral Allemand de l’éducation et de la recherche (BMBF) a initié une conférence scientifique régionale qui se tient les 08 et 09 septembre à Ouagadougou.

Le présent atelier a donc pour objectif d’analyser et de valider le plan de recherche établi suite aux consultations nationales et régionales et de s’accorder sur les procédures de sa mise en œuvre. Il s’agira au cours de cet atelier de communiquer les réalisations saillantes et défis du plan de recherche, d’examiner et de valider les priorités de recherche à caractère régional et cartographier les atouts de recherche existants tels que les infrastructures de recherches au plan national et régional.
De l’avis de Laurent Sedogo, Directeur exécutif de WASCAL, cette structure a vu le jour depuis 2010, et un certain nombre d’activités ont été entamés dans le domaine de la recherche pour trouver les évidences scientifiques de la manière dont le phénomène du changement climatique se pose en Afrique de l’ouest,et comment y apporter les meilleures réponses. « Notre objectif ce n’est pas faire de la recherche pour de la recherche, mais c’est d’amener les technologies nouvelles directement sur la table des décideurs, les politiques, les producteurs…pour changer la manière de concevoir et de mettre en œuvre les actions de développement », a dit M. Sedogo.

Pour le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation Filiga Michel Sawadogo, cet atelier est très important d’autant plus qu’il y a la participation de quatorze pays membres de la CEDEAO. Tous les pays connaissent des changements climatiques et la recherche est en mesure soit de limiter ces changements négatifs, soit de réduire les conséquences de ce changement. Pour cela, le gouvernement burkinabè a signé un accord de siège qui accorde toutes les facilites à WASCAL dans ses activités au Burkina Faso. Par ailleurs le gouvernement burkinabè a offert un terrain d’environ 3,5 ha à WASCAL pour la construction du centre de compétence situé a proximité de l’université Pr. Joseph Ki-zerbo. « Nous espérons que cet atelier apportera un soutien aux dialogues régionaux multi-acteurs sur les questions scientifiques importantes au service de la réduction de la pauvreté et de l’adaptation au changement climatique » a soutenu le ministre. Il a réitéré sa gratitude au gouvernement et au peuple allemand pour avoir accompagné ce projet.
L’ambassadeur de la république fédérale d’Allemagne, Dr. Dietrich Fritz ReinholPohl a quant à lui salué l’initiative de WASCAL pour l’organisation de cette conférence régionale, et a réitéré l’engagement du gouvernement allemand a toujours accompagner ce projet.

Ce centre a été créé suite à une synergie d’actions entre les pays de l’Afrique de l’Ouest et de la République fédérale d’Allemagne. Sa mise en œuvre représente une initiative pour la réduction de la pauvreté et la gestion de l’environnement qui passe par la promotion de la gestion intégrée des ressources naturelles et de l’intégration du changement climatique dans les politiques de développement en Afrique de l’Ouest.

Formations et recherche sur les changements climatiques : WASCAL s’ouvre au public burkinabè

Très peu de Burkinabè connaissent WASCAL, le Centre ouest-africain de service scientifique sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres. Conscient de cela et à la recherche de plus de visibilité, l’institution dirigée par le Dr Laurent Sédogo organise du 3 au 9 septembre 2016 à Ouagadougou, un événement dénommé « WASCAL Week ». Le lancement des activités a débuté ce samedi 3 septembre par une journée porte ouverte.

C’est connu. Les changements climatiques ont des conséquences fâcheuses pour la planète. Augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes naturelles, perturbation du cycle de l’eau, vulnérabilité des systèmes agricoles, sont autant de difficultés que rencontrent les pays notamment ceux de l’Afrique sub-saharienne. Pour mieux comprendre les effets de ces dérèglements climatiques et mettre à la disposition des décideurs des données fiables à même de faciliter la prise de décisions appropriées, le ministère allemand de l’éducation et de la recherche (BMBF) et les experts de dix pays africains dont le Burkina Faso ont décidé en 2010, à la suite de l’échec du sommet sur le climat à Copenhague, de mettre en place un centre. Un centre dont l’objectif est « d’aider à générer de nouvelles connaissances et à développer une capacité d’analyse sur les changements climatiques et la gestion des ressources en terre. Ce centre, c’est WASCAL. Cinq ans après la mise en œuvre de ses programmes aussi bien dans la formation et la recherche, WASCAL n’est pas assez connu.
Six programmes de doctorats et quatre de masters
Pour y remédier, les premiers responsables de l’institution semblent avoir trouvé la formule pour attirer du monde dans les locaux de son Centre de compétence actuel situé au quartier Ouaga 2000. Le « WASCAL Week » ou la semaine du WASCAL a permis à de nombreux invités, ce samedi 3 septembre, d’apprendre davantage sur cette institution et ses ambitions. Son directeur exécutif Laurent Sédogo, ancien ministre de l’agriculture et des ressources hydraulique du Burkina, a fait remarquer que le centre dispose de six programmes de doctorats et quatre programmes de Master notamment sur les changements climatiques et les ressources en eau, l’agriculture, la biodiversité, l’utilisation des terres, l’énergie, l’éducation, la sécurité humaine, etc. Au total, indique Dr Sédégo, le centre a déjà mis sur le marché 60 diplômés de masters et sera à près de 90 doctorats d’ici novembre.

L’ambition

WASCAL ambitionne devenir un centre de service d’excellence sur le climat et l’environnement dans les 20 à 50 prochaines années, a indiqué Boubacar Barry, l’un des doyens de l’institution. Mais pour se faire, le centre doit déployer un éventail d’activités de recherche, créer de nouvelles écoles d’études dans des domaines inexplorées et renforcer son partenariat avec les institutions nationales, régionales et internationales. Déjà, le nouveau centre de compétence censé être, selon M. Barry, la cheville ouvrière qui va permettre de collecter et de centraliser les données climatiques, sera visité le lundi 5 septembre. Aussi, le centre compte mettre en œuvre un Master « Base de données, changement climatique et informatiques » à l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo.

Cette première journée du WASCAL Week s’est achevée par la visite du centre de données et du laboratoire du système d’information géographique et de Télédétection et la visite de stands.

En rappel, les dix pays partenaires de WASCAL sont le Bénin, le Burkina Faso, la Gambie, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Togo.

Vice Chancellor of KNUST acknowledges WASCAL’s contributions to post graduate education

The Vice-Chancellor of the Kwame Nkrumah University of Science and Technology (KNUST), Professor William O. Ellis has acknowledged the immense contribution of WASCAL to graduate studies at the university. This, he stated, was evident in the ultra-modern WASCAL edifice which had been put up to help promote graduate studies in climate change in West Africa.

Professor Ellis was speaking at the 50th congregation of the Kwame Nkrumah University of Science and Technology. WASCAL, in partnership with the university runs a doctoral degree programme for West African students in Climate Change and Adapted Land Use.

In totality, 51 graduands, including 10 from WASCAL were awarded with various PhD degrees. This was the highest number of PhD graduands ever in the history of the University, according to records from the School of Graduate Studies.

Prof. Ellis urged the graduands to go out and support the industrial and socio-economic development of Ghana and Africa through the professional knowledge and skills acquired with the world-class education obtained at KNUST.

In his congratulatory message at a special side event organised for WASCAL graduands on the same day, the director in charge of the WASCAL Graduate Research Program (GRP) at KNUST, Professor Samuel Odai, praised the graduands for their hard work, resilience and tenacity to overcome the pressure that came with the pursuit of the course. He also challenged them to go make intensive impact in the sub-Region while marketing the image of WASCAL.

This is the 2nd batch of PhD graduates of KNUST who have benefited from the full scholarship of WASCAL under the sponsorship of the Federal Ministry of Education and Research, Germany (BMBF), since its inception in 2012.

Côte d’Ivoire-Inter/L’Afrique à la merci d’une insécurité alimentaire d’ici 2050 (Magazine)

Abidjan – Quatre régions du monde, notamment l’Afrique du Nord, le Moyen Orient, l’Inde et l’Afrique subsaharienne seront confrontées à l’horizon 2050 à une insécurité alimentaire due aux changements climatiques selon la conclusion d’une étude sur l’usage des terres et l’évolution des surfaces agricoles (Prospective Agrimonde-Terra), présentée à Paris le 24 juin 2016.

L’étude effectuée conjointement par des chercheurs du CIRAD et de l’INRA (France) prend en compte les tendances agricoles actuelles dans les zones ciblées et les scénarios dits de “rupture” impliquant des changements radicaux dans l’usage des terres.

Selon les prévisions, l’Afrique subsaharienne sera la zone la plus touchée par cette insécurité alimentaire, en raison de sa situation nutritionnelle et agricole actuelle ainsi que sa forte dépendance aux importations.”Remédier à cette situation nécessitera d’importantes transformations systémiques, des politiques publiques fortes et des actions concertées de nombreux acteurs”, soulignent les chercheurs qui insistent sur le rôle prépondérant du système de commerce mondial dans la réduction de cette crise annoncée.

Pour Yawo Nenonene, ingénieur agronome et chercheur à l’Ecole supérieure d’agronomie (ESA) de l’université de Lomé (Togo), les résultats de cette étude interpellent les chercheurs africains en vue de la recherche d’instruments et de techniques culturales adaptés au climat et au régime pluviométrique de chaque pays.

“La maitrise de l’eau est le principal défi auquel est confrontée l’agriculture dans la plupart des pays africains et au Togo en particulier. Il nous revient de reconcevoir notre agriculture en fonction de nos régimes pluviométriques particuliers et d’accentuer nos recherches sur les méthodes d’irrigation adaptées à chaque sol afin d’optimiser les disponibilités hydrauliques actuelles”, explique-t-il.

Selon Yawo, la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne passe également par une reconsidération des techniques post-récoltes.”Il nous faut aller vers des méthodes de transformation et de conservation des produits agroalimentaires adaptées à nos climats , et penser en même temps à l’adaptation des variétés génétiques pour une agriculture durable”, ajoute-t-il.

Zones rurales
Pour sa part, le Centre des services scientifiques sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL), une institution sous-régionale basée à Lomé, estime que le changement climatique va augmenter les risques d’insécurité alimentaire chez les populations les plus pauvres, surtout dans les zones rurales.

Kouami Kokou, son directeur, souligne que les actions et recherches portées vers la sécurité alimentaire doivent prendre pour point de départ les populations des zones rurales.Pour ce dernier, “il faut réduire l’impact du changement climatique sur ces groupes ainsi que sur les ressources naturelles existantes pour soutenir la production agricole et assurer la sécurité alimentaire”.

C’est fort de ce constat que l’Etat togolais a opté pour le projet ADAPT, axé sur le monde rural et lancé en juillet 2014, afin d’endiguer la crise alimentaire annoncée.

Ses composantes essentielles sont l’intégration d’outils d’adaptation au changement climatique dans les systèmes de production agricole, l’adaptation des systèmes de production agricole vulnérables aux impacts climatiques et l’éducation sur les changements climatiques.

Bilateral workshop between WASCAL and NASA held

The workshop was to explore possible collaboration areas between the two international outfits. NASA is the United States government agency that is responsible for science and technology related to air and space.

Participants from WASCAL included the Executive Director, Dr. Laurent Sedogo and Director of Capacity Building, Prof Janet Adelegan. Also in attendance is the Chairman of the Scientific Advisory Committee, Prof. Jim Adegoke. The officials from NASA comprised Dr. Charles Ichoku and Dr. Richard Damoah.

Capacity building training for accountants held in Accra

The Capacity Building Department of WASCAL organized a two day training at its headquarters in Accra for all its accountants in the ten lead Universities within West Africa.

The training was to expose participants to the latest trends in accounting while strengthening the capacity in financial reporting. The training also forms part of WASCAL’s commitment to strengthening financial departments of its Graduate Schools.

With support from the German Federal Ministry of Education and Research (BMBF), WASCAL is dedicated to becoming one of Africa’s Climate Change Research think-tanks, while building the Capacity of the next generation of Climate Scientists in West Africa.

WASCAL & SASSCAL showcase climate works in Africa at adaptation futures in the Netherlands

WASCAL showcased the strong efforts it continues to put in place towards the adaptation and mitigation of Climate Change in Africa. Adaptation Futures is the biennial conference of the Global Programme of Research on Climate Change Vulnerability, Impacts and Adaptation (PROVIA). In 2016 the European Commission and the Government of the Netherlands co-host the fourth edition.

It is a conference and market-place for practices and solutions; a place where ties are strengthened between science and practice The expo formed part of WASCAL/SASSCAL’s’s commitment to showcase their success stories in West and Southern Africa and to build strong ties and partnership with global players in the Climate Change sector.

WASCAL receives 230,000 EURO grant for climate change research for a three-year period

WASCAL’s APTE-21 project aims at exploring and exploiting the potential advantage of rainfall extremes for smallholder farming. In particular, the project strives to improve the production, access and use of local information about high-impact weather and climate events provided for family farms in Bakel (Senegal), Ouahigouya, Dano (Burkina Faso) and Bolgatanga (Ghana).

WASCAL’s APTE-21 project will use pro-active and participatory dissemination protocols such as “climate field schools”, community co-production, advisory and new technologies such as mobile phones, apps, and internet for providing agricultural-climatic information extensions. It will also build small on-farm infrastructure to alleviate negative impacts of rainfall extremes.

Capacity building of actors and exchange of experiences are key goals of the project. Therefore, APTE-21 project capitalizes on the achievements of previous projects and trains high school students, while promoting gender equity.

The APTE-21 project will be coordinated and implemented by WASCAL in collaboration with the Direction Generale de la Meteorologie (Burkina Faso), ANACIM (Senegal), ENDA-Energie (Niger), HydroScience Montpelier, CIRAD, LOCEAN and IRD (France).

For more information, please contact the Principal Investigator Seyni Salack, Senior Climate Scientist at the WASCAL Competence Center, 06 BP 9507 Ouagadougou 06, Burkina Faso, e-mail: salack.s@wascal.org, Tel: +226-25-37-54-29.

WASCAL co-organizes PRESAO 2016 of the World Meteorological Organization

WASCAL has been granted the privilege of co-organizing the 3rd edition of PRÉvisions Saisonnières en Afrique de l’Ouest (PRESAO) for the Sudan-Sahel region of West Africa (PRESASS-03).

PRESASS-03 is an annual forum from May-July organized by ACMAD (African Center of Meteorological Applications for Development) and AGRHYMET for all West African meteorological, hydrological and agronomic institutions.

The overall goal is to derive consensus forecasts for the forthcoming rainy season (June-September). All West African countries are involved, including the 15 ECOWAS countries, Mauritania, Tchad, Central African Republic, and Cameroon in addition to other resource persons from the USA, Italy, France, and Germany.

This year, the event takes place at WASCAL’s premises at the Competence Center in Ouagadougou. Co-organizer is “la Direction Generale de la Meteorologie” (DGM) of Burkina Faso. The pre-forum is May 16-19, 2016 for parallel workshop sessions with all scientists and a press conference on May 20 with all officials such as ministries and the state secretary of Burkina Faso, the directors of organizing institutions etc.

New Wascal Logo

The new logo was approved and confirmed during the last governing board meeting held in Bonn, Germany. The new logo reflects the values and tells the story of the mission of WASCAL in its bid to remain a strong brand in West Africa.

The logo contains an African map. It underlines strength and the outline of Africa represents the root, identity and sense of ownership of WASCAL as an indigenous institution that serves Africa.

Next, there are pearls of rings on West Africa, symbolizing the West African countries being pulled together by the string of pearls (something fragile, but can be very beautiful) representing WASCAL’s ability to adapt to initiatives. The various colours signifies the beauty of unity and oneness.

The colours of the logo are light Blue and shades of Gray.

The new logo registers the strong presence and intent of WASCAL as an indigenous organization that seeks to unify players in the climate sector in West Africa
The new logo, has come to replace the existing one. For further information on the use of the logo for other forms of internal and external communication, all are advised to contact the Public Relations office in Accra, Ghana. Welcome to the new phase and face of WASCAL.

FOR FURTHER ENQUIRIES, CONTACT: PUBLIC RELATIONS DEPARTMENT,ACCRA,+233 244 99 24 30, nii.commey@wascal.org